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Full text of "Titres et travaux scientifiques"

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TITRES 


TRAVAUX SCIENTIFIQUES 


E. GAUCHER 



PARIS 

OCTAVE DOIN, ÉDITEUR 





TITRES ET SERVICES 


TITRES 

Interne des hôpitaux de Paris (a® interne 1877). 

Trois fois lauréat des hôpitaux {1877, 1878, 1881). 

Chef de Clinique médicale de la Faculté de Paris (1882-1884). 

Préparateur des Travaux d’Histologie à la même Faculté {i88o-i885) 

Chef du laboratoire de la Charité (188D-1890). 

Médecin des hôpitaux de Paris (1886). 

Médecin chef de service de l’hôpital Saint-Antoine (1892). 

Agrégé de la Faculté de Médecine de Paris (1892). 

Lauréat de la Faculté de Médecine de Paris (Prix des thèses, médaille de 
bronze, 1882). 

Lauréat de l’Académie de Médecine {i883, Prix Buignet. — 1890, Prix Saint- 
Paul. — 1896, Prix Saintour). 

Lauréat de l’Institut (Académie des Sciences, Prix Monthyon 1897). 

Membre de l’ex-Société Clinique de Paris. 

Membre fondateur et membre du Comité de Direction de la Société française 
de Dermatologie et de Syphiligraphie depuis sa fondation. 

Membre correspondant delà Société de Dermatologie de Vienne, 
de la Société italienne de Dermatologie et de Syphiligraphie, 
et de la Société de Dermatologie et de Vénéréologie de Moscou. 








TRAVAUX SCIENTIFIQUES 


INTRODUCTION 

En dehors des travaux divers, dont les sujets m’ont été fournis par 
le hasard des observations journalières ou par les nécessités de l’ensei¬ 
gnement et dont on trouvera l’analyse dans cet exposé, je me suis, 
depuis-longtemps, imposé une tâche que j’ai poursuivie sans interrup¬ 
tion : c’est de reprendre l’ancienne doctrine de la diathèse et d’essayer 
de la rajeunir avec les données de la chimie biologique. Qui dit diathèse 
dit, en effet, altération humorale d'ordre chimique. 

Or, il ne reste plus grand’chose des anciennes diathèses. La syphilis 
est une infection chronique ; la scrofule a disparu pour faire place à la 
tuberculose locale et â la syphilis héréditaire tardive ; ce qui subsiste de 
la scrofule et qu’on ne peut rattacher à ces deux maladies est distingué 
aujourd’hui sous le nom de lymphatisme et relève vraisemblablement 
aussi d’une infection, dont le point de départ est habituellement dans le 
cavum et dans les végétations adénoïdes. 

Le parasitisme a donc envahi et accaparé à son profit la diathèse 
syphilitique et la diathèse scrofuleuse. Mais la diathèse dite arthritique 
ou herpétique ou dartreuse a résisté à l’invasion progressive et justifiée, 
d’ailleurs, des théories microbiennes. 





Certes; il n’y a pas de partie de la pathologie dans laquelle la notion 
du parasitisme soit plus importante que la dermatologie ; le champ des 
recherches et des découvertes bactériologiques, dans l’étiologie des 
maladies cutanées, s’étend et s’étendra de plus en plus chaque jour(l). 
Mais, à côté des altérations produites par les microbes ou leurs toxines, 
il y en a d’autres qui résultent des conditions défectueuses de la nutri¬ 
tion, des modifications morbides des échanges organiques. L’économie 
n’est pas seulement troublée par la pénétration des agents extérieurs, 
elle peut l’être aussi parles produits de la désassimilation, lorsque ceux- 
ci dévient de leur type normal ou que leur élimination est imparfaite et 
insuffisante. 

J’ai donc été amené d’abord à étudier l’élimination rénale et l’action 
des matières azotées désassimilées sur les épithéliums du rein. Dans une 
série do travaux sur la pathogénie des néphrites, j’ai montré qu’à côté 
des néphrites toxiques par poisons minéraux et végétaux, il y avait des 
néphrites par auto-intoxication (2). 

Ces néphrites auto-toxiques ont pour facteur étiologique la produc¬ 
tion excessive de matières extractives azotées, la transformation incom¬ 
plète de l’azote, qui, au lieu d’évoluer complètement à l’état d’urée, 
s’arrête à une phase intermédiaire d’oxydation ou d’élaboration orga¬ 
nique et reste à l’état d’acide urique, de leucine, de tyrosine, de créatine, 
de créatinine, de xanthine, d’hypoxanthine, etc. Or, tandis que l’urée 
est très soluble, facilement dialysable et non toxique, les matières extrac- 





lives azotées, dontje viens d’énumérer les principales, sont peu solubles, 
difficilement dialysables et toxiques. Que leur présence dans l’économie 
résulte de leur introduction exagérée par l’alimentation ou d’une pro¬ 
duction anormale résultant d’un vice général de la nutrition ou d’un état 
pathologique du foie, dans les trois cas le résultat est le même et ces 
matières extractives portent en premier lieu leur action toxique sur le 
rein, qui est l’organe éliminateur par excellence. 

La première conséquence de la présence des matières extractives 
en excès dans la circulation est donc la genese d une néphrite chro¬ 
nique, qui est dégénérative et épithéliale comme toutes les néphrites 
toxiques et qui réalise le type anatomo-pathologique du gros rein 

Çette néphrite épithéliale par auto-intoxication est comparable à 
toutes les néphrites toxiques ; c’est une néphrite toxique animale, sem¬ 
blable aux néphrites toxiques minérales et aux néphrites toxiques végétales 
ou microbiennes, les microbes étant des végétaux. Les poisons animaux 
ont la même influence morbide sur le rein que les poisons minéraux et 
les poisons végétaux ; toutes les intoxications, de quelque nature qu’elles 
soient, arrivent an même résultat. La néphrite auto-toxique, qui résulte 
de l’irri tation des épithéliums rénaux par les matières extractives azotées, 
est la même que la néphrite de l’intoxication par le sublimé ou par le 
phosphore ou que la néphrite toxi-microbienne de la scarlatine ou de la 
fièvre typhoïde. 

Cette étude complète et nouvelle, à l’époque où je l’ai fait paraître, 
des néphrites par auto-intoxication constitue le premier stade de mes 
recherches, le stade préliminaire, si je puis dire; car la connaissance de 
l’action des matières azotées incomplètement transformées sur le rein 
n’était, dans mon esprit, que le prélude d’une étude analogue que je pro- 




jetais, relativement à l’action de ces mêmes matières sur la peau, par 
l’élimination cutanée. 

La peau est, en effet, après le rein, l’émonctoire principal de l’orga¬ 
nisme. Ces deux appareils d’élimination se prêtent un mutuel appui et 
peuvent suppléer l’un à l’autre. Ce n’est pas le lieu d’insister ici sur la 
théorie physiologique des sécrétions vicariantes et sur l’importance du 
rôle éliminatoire de la peau, quand le rein est insuffisant (i). Qu’il me 
suffise de rappeler qu’au point de vue physiologique, les glandes cutanées 
et la glande rénale sont des organes de même ordre. 

Ces notions précédemment acquises sur la pathogénie des néphrites 
par auto-intoxication m’ont conduit naturellement à l’étude de l’influence 
pathogénique de l’auto-intoxication sur les affections cutanées. C’est là 
le deuxième stade de mes recherches, dans lequel j’ai cherché à déterminer 
la pathogénie des grandes dermatoses chroniques : l’eczéma, le psoriasis, 
le prurigo, etc. (2). 

Dans Xeczéma, qu’on peut prendre pour type, le rapport azoturique 
ést abaissé et la production des matières extractives azotées est supé¬ 
rieure à la normale. Parfois même, ces principes azotés toxiques portent, 
en même temps, leur action sur le rein et on constate une légère albu¬ 
minurie. Dans ces cas-là, la lésion rénale augmente encore la nécessité 
de l’effort éliminateur de la peau, et est une cause d’aggravation de 
l’affection cutanée. 

Cette conception de l’origine auto-toxique de l’eczéma nous amène à 
considérer cette dermatose comme une toæfdemîe autogène. Je pourrais 
invoquer la même pathogénie pour les autres dermatoses chroniques et 



notamment pour le psoriasis. Mais, l’influence des matières extractives 
azotées éliminées par la peau est surtout évidente dans Xn prurigo senilis 
ou prurit sénile. Cette affection est fréquemment accompagnée d’albu¬ 
minurie et, même quand l’albumine fait défaut, elle est due à l’insuffi¬ 
sance de l’élimination rénale. C’est pourquoi tous les traitements locaux 
sont insuffisants pour guérir le prurit sénile, qui est surtout justiciable 
d’un régime diététique approprié ; le régime lacté pur ou lacto-végétal. 

Cette notion étiologique de l’auto-intoxication dans la genèse des 
dermatoses chroniques a des conséquences thérapeutiques de premier 
ordre. Ce n’est pas seulement dans le prurit sénile, c’est dans le psoria¬ 
sis et surtout dans l’eczéma qu’il convient d’écarter de l’alimentation les 
aliments riches en matières extractives azotées, de manière à ne pas 
augmenter encore la source de l’intoxication de l’organisme (1). 

Au point de vue pathogénique, on peut comparer les dermatoses 
chroniques aux éruptions médicamenteuses ; les unes et les autres sont 
des toxidermies : autogènes dans le premier cas, exogènes dans le se¬ 
cond (2). De même que, dans le traitement d’une éruption médicamen¬ 
teuse, il convient, en premier lieu, de supprimer le médicament nocif, 
de même, dans l’eczéma, il faut, tout d’abord, supprimer l’introduction 
des principes azotés toxiques contenus dans les aliments. 

La connaissance de l’origine toxique des dermatoses chroniques per¬ 
met d’éclairer la pathogénie des métastases, dont la réalité est évidente et 
qui n’ont été niées que parce qu’on n’en saisissait pas le mécanisme (3). 




^ 14 - 


Tou» les poisons de la désassimilation et, en particulier, les matières 
extractives azotées, peuvent s'accumuler dans les organes internes, 
quand leurs émonctoires naturels ne fonctionnent plus. Si la diurèse 
et l’élimination rénale sont supprimées, l’urémie apparaît, nerveuse, 
respiratoire ou digestive; si l’acide urique n’est plus brûlé ou éli¬ 
miné, la goutte viscérale se manifeste. De môme, la suppression de la 
dermatose apour conséquence la rétention des matières extractives, qui, 
ne pouvant plus s’éliminer par la peau, se portent sur un autre organe, 
sur le poumon, sur l'intestin ou sur le rein. 

Tous les organes de l’économie peuvent donc être troublés dans leur 
fonctionnement par l’existence des matières extractives azotées en excès 
et c’est pourquoi les eczémateux sont, en même temps et si souvent, des 
dyspeptiques, des asthmatiques ou des lithiasiques. Or, c’est cette adul¬ 
tération des humeurs, cette intoxication générale do l’organisme qui 
constitue la diathèse, que j’ai définie : une auto-intoxication chronique par 
les matières extractives azotées. 

Cette théorie, que j’ai émise, je crois, le premier, il y a plus de dix 
ans (i), a été adoptée parM. Tommasoli (2) et par d’autres, dont quel¬ 
ques-uns ont oublié do me citer, ce qui a peu d’importance ; l’important 
est seulement que la doctrine soit admise : la diathèse est une intoxica¬ 
tion, avec toutes ses conséquences. 

Je dis : la diathèse, car il n’y en a plus qu’une, qu’on l’appelle l’ar¬ 
thritisme, avec Bazin, l’herpétisme ou la dartre, avec Hardy, le ralen¬ 
tissement de la nutrition, avec M. Bouchard, ou Talloxurie. 

La dénomination d’arthritisme est la plus ancienne, si elle n’est pas 

(1) V. E. Gaucher. - Pathoginie et métastases de l'eczéma. Congrès de dermatologie, 1889. 

(2) V. Tommasoli (de Palerme). — Origine alloxurique de Teczéma, Annales de Dermato 


la plus exacte ; on peut la conserver à condition d’admettre deux types 
d'arthritiques : les arthritiques gras, à tendance goutteuse ; les arthri¬ 
tiques maigres, à tendance scléreuse, qui correspondent aux herpétiques 
de Bazin (1). Sous l’influence de modifications secondaires, il y a, entre 
ces deux types, de nombreux intermédiaires, qui restent, néanmoins, 
tous soumis à la mémo cause générale. 

Ce qui prouve bien que la diathèse est une intoxication, c’est que 
les altérations humorales de l’arthritisme, qui sont à leur maximum dans 
la goutte, se retrouvent dans certaines intoxications chroniques exogènes, 
notamment dans Vintoxication saturnine, comme je l’ai montré en 
1881 (2). Chez les saturnins, la matière azotée est incomplètement com- 
burée ou transformée ; la nutrition est ralentie, ainsi que l’avait constaté 
déjà M. Bouchard. Parallèlement à la diminution d’excrétion de l’urée, 
on trouve une augmentation de l’acide urique et des matières extractives. 

On retrouve egalement cette élaboration incomplète de la matière 
azotée dans une toxi-infection, dans laquelle l’intoxication prédomine 
sur l’infection proprement dite : je veux parler de la syphilis (3). C’est ce 
qui tait que, jusqu’à un certain point et en considérant seulement la 
maladie dans ses effets et non dans sa cause, les anciens avaient raison 
de regarder la syphilis comme une diathèse. 

Dans l’étude que j’ai publiée avec M. Crouzon sur l’urologie de la 
syphilis (4), nous avons trouvé, dans la majorité des cas, un ralentisse¬ 
ment de la nutrition et une transformation imparfaite de l’azote. Dans la 

(1) V. E. Gaucher. - Traité des maladies de la peaa, t. II, p. SIS. 

(2) V, E. Gaucher. - Des troubles de la nutrition dans l'intoxication saturnine. Revue de 

(3) V. E, Gaucher. — Traitement de la syphilis, p. 2. 

(4) V. Gaucher et Crouzon. - Des troubles do la nutrition dans la syphilis, Journal de 
Physiologie, janvier 1902. 





— 16 — 


période secondaire, notamment, qui est la période active de l’infection 
syphilitique, le rapport azoturique est abaissé et la proportion des prin¬ 
cipes extractifs azotés est augmentée. 

Ces mêmes matières extractives, résultant d’un trouble préalable de 
la nutrition, peuvent agir non plus directement, mais par l’intermédiaire 
du système nerveux, qu’elles intoxiquent, en donnant lieu à des névrites 
périphériques terminales. Ces névrites terminales constituent la lésion 
anaromique du vitiligo. Or, j’ai montré que, dans le vitiligo, on trouvait 
constamment un abaissement du rapport azoturique et, par conséquent, 
une augmentation des matières extractives, et que souvent, il y avait, en 
même temps, une légère albuminurie dyscrasique(i). Les anciens avaient 
bien observé que le vitiligo, quand il n’est pas sous la dépendance d’une 
lésion nerveuse primitive, appartient à l’arthritisme. 

On voit, par cette synthèse rapide, combien est prépondérante la 
notion de l’auto-intoxication en dermatologie. C’est pourquoi il m’a 
semblé important de mettre en relief, au début de cet exposé, les travaux 
que j’ai consacrés à cette question et qui, bien que semblant porter, au 
premier abord, sur des sujets différents, sont réunis par un lien commun, 
sont dirigés par une idée commune et s’enchaînent, pour arriver à cette 
conclusion que la diathèse est une intoxication, que cette intoxication 
résulte d’une élaboration imparfaite de la matière azotée dans l’économie 
et que les dermatoses diathésiques ne sont que les manifestations cuta¬ 
nées de cette auto-intoxication chronique. 

(1) V. E. Gaucher. — Etiologie du vitiligo. Revue de médecine, décemlire, 1900, 




INDEX CHRONOLOGIQUE 
de 1878 à 1902. 


1. Néphrite interstitielle d’origine blennorrhagiqiie.142 

2. Fractures de côtes et pneumonie traumatique.189 

3. Hydronéphrose par compression de l’uretère.i4o 

4. Sacro-coxalgie et Mal de Pott lombaire.i4i 

5. Contusion de l’abdomen. Déchirure du foie et rupture d’un kyste 

hydatique du rein.i4o 

6. Tuberculose pharyngo-laryngée ; nécrose et fracture spontanée du 

cartilage thyroïde.i38 

7. Laryngo-chondrite aiguë primitive et nécrose du cartilage thyroïde. i38 

8. Hémianesthésie et gangrène spontanée des doigts d’origine 

nerveuse.84 

9. Sur deux cas d’orchite parenchymenteuse suppurée, suivie de l’issue 

des tubes séminifères et de la destruction totale de la glande. . m 

10. Deux observations de Mal vertébral. 142 

11. Méningo-encéphalite tuberculeuse localisée autour de l’émergence 

du nerf facial. Hémiplégie faciale directe et complète.187 

12. Atrophie et sclérose du cerveau. — Arrêt de développement. Alté¬ 

rations dentaires. Atrophie et contractures musculaires généra¬ 
lisées.i38 

13. Tuberculose miliaire généralisée (cœur, péricarde, organes thora¬ 

ciques et abdominaux, vésicule et voies biliaires, etc.).189 
























a pathogénie des néphrites par 


Pathogénie du mal de Bright.. 

Goutte articulaire aiguë chez un enfant de i5 ans. 

Epistaxis de la néphrite interstitielle. 

Quelques applications thérapeutiques de l’acide borique. . . . 

Communication à la Société des hôpitaux de mon traitement de 

l’angine diphtéritique. 

Deuxième communication sur le traitement de l’angine diphtéritique 

Apoplexie et aphasie hystéro-saturnines. 

Observation de cancer de l’utérus et de la vessie avec néphrite 

ascendante. 

Œdème vrai des replis aryténo-épiglottiques. 

Pathogénie et métastases de l’eczéma. 

Formes de la tuberculose cutanée chez les enfants. 

La tuberculose pustulo-ulcéreuse. 

Nouvelles observations sur le traitement de la diphtérie. 

Sur la contagion et la nécessité de l’isolement de la coqueluche. . 

Deux cas de diabète conjugal. 

Apoplexie hystérique dans la syphilis. 

Incontinence d’urine traitée par l’électrisation du col de la vessie. 

Trois observations de pseudo-typhoïde syphilitique. 

Deux observations d’urticaire interne. 

Epithélioma primitif des voies biliaires. 

Cancer de l’estomac, du péritoine et du foie, ayant simulé une péri¬ 
tonite tuberculeuse. 

Ataxie locomotrice syphilitique guérie par le traitement spécifique. 

Sur la grippe (Epidémie de 1889-90).. 

Myosites rubéoliques. 

































I. — DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE 


1. — OUVRAGES DIDACTIQUES 


Traité théorique et pratique des maladies de la peau. 

Commencé en collaboration avecHiLLAiREi. Grand in-8*de665 pages, avec figures 
histologiques dans le texte, gravées d'après les préparations et les dessins de 
l’auteur, et 8 planches en couleur hors texte, représentant les principales 
atTections cutanées, d’après les moulages du musée de l’hôpital Saint-Louis, 
précédé de {'Anatomie et de la Physiologie normale de la Peiu. O. Doin, 
éditeur. 1885 {!). 

Ce traité renferme, outre l’exposé didactique des affections cutanées, un 
historique spécial pour chaque affection, que l’auteur a essayé de rendre aussi 
complet que possible, plus complet qu’en aucun autre ouvrage de ce genre. 
Il était important de résumer les opinions et les théories de tous les auteurs 
anciens et modernes, français et étrangers, en se reportant directement aux 
sources, de façon à donner ces opinions avec une exactitude absolue. Par la 
critique de ces diverses opinions, on voit que plusieurs auteurs ont décrit 
sous des noms differents la meme maladie et que certains dermatologistes 
étrangers ont découvert récemment des affections, dont on trouve la descrip¬ 
tion complète dans les anciens auteurs français. Comme preuve, il .suffit de 
citer trois exemples : 

Tilbury Fox décrit comme une maladie nouvelle Vimpétigo coiUagiosa; 

donc 23 ans que je consacre la plus grande part de mon activité à l'étude et à l’enseignement 
de la dermatologie et de la syphiligraphie. 




















Il y a quatre formes étiologiques de la pellagre ; 

i“ La pellagre endémique; 

2" La pellagre sporadique; 

3° La pellagre alcoolique ; 

4" La pellagre des aliénés. 

Dans ces quatre formes, la lésion cutanée est la même; c’est un érythème 
solaire, qui se produit sur une peau rendue plus vulnérable par sa nutrition 
défectueuse et qui n’intéresse que la partie des téguments exposée directement 
aux rayons solaires. 

C’est à tort qu’on a voulu distinguer la pellagre endémique ou pellagre 
vraie des trois autres formes, auxquelles on réservait les noms de pseudo-pel¬ 
lagres ou d’érythèmes pellagroïdes. Dans ses quatre formes, la pellagre pré¬ 
sente les mêmes symptômes, avec une intensité variable et les mêmes lésions 
hépatiques, intestinales et médullaires. 

C’est à tort également qu’on a attribué la pellagre exclusivement à l’ali¬ 
mentation par le maïs et qu’on a considéré comme seule pellagre vraie la pel¬ 
lagre maïdique. Le maïs n’agit, dans la production de la pellagre, qu’à titre 
d'aliment insuffisant ou défectueux. 

Toutes les causes de déchéance organique peuvent aboutir à la pellagre : 
l’alimentation par le maïs, l’alimentation insuffisante ou défectueuse quel- 

pellagre et la même pellagre, par des procédés qui diffèrent, mais qui, tous, ont 
pour résultat commun la déchéance physique ou mentale, la dépression de 
l’organisme. D’après cette conception, la pellagre est véritablement le mal de 
misère, suivant l’ancienne expression lombarde. 

Les lésions anatomiques de la pellagre présentent les caractères des lésions 
d'origine toxique. 11 est vraisemblable que toutes les causes déprimantes que 
nous venons d’invoquer, en troublant profondément la nutrition, déterminent 
des réactions cellulaires ou humorales, qui aboutissent à la formation de poi¬ 
sons organiques autogènes. Les lésions intestinales (ulcérations), hépatiques 
(dégénérescence graisseuse), médullaires (sclérose) de la pellagre sont d’ordre 
toxique et dépendent d’une auto-intoxication secondaire. 














(Journal de médecine interne^ 1900.) 

Leçons sur les Kératoses. 
(Journal de médecine interne, 1900.) 


(Journal dee Praticiens, 27 avril 1901.) 







i. — MÉMOIRES ORIGINAUX 


Mémoire sur l’Anatomie pathologique de l’Eczéma, 

Avec 4 planches hors texte, gravées d’après les dessins de l’auteur. 
[Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie, 1881.) 


Les recherches histologiques exposées dans ce mémoire montrent que 
les lésions de l’eczéma sont à la fois dermiques et épidermiques. La lésion du 
derme est essentiellement congestive et inflammatoire, et, en effet, l’eczéma 
est une inflammation de la peau. Les vaisseaux superficiels du derme et ceux 
des papilles sont, dans la forme aiguë surtout, congestionnés et pleins de 
globules sanguins accumulés. Cette hypérémie explique la rougeur de la 
peau ; sa persistance peut expliquer l’exsudation séreuse abondante, qui est 








coup, et c’est autant de matière toxique qui peut s’accumuler dans les organes 
internes et déterminer des accidents plus ou moins rapides et plus ou moins 
graves, suivant le siège de la métastase. C’est comme si vous cherchiez à 
guérir la diarrhée vicariante d’un brightique qui, par votre intervention, se 








Toutes ces déterminations morbides sont des conséquences de la même 
cause générale, de la même auto-intoxication chronique, dont le poison orga¬ 
nique, résultat de la transformation imparfaite de la matière azotée, porte 
successivement son action sur la peau et sur les organes internes. 

Dans bien des cas, l’apparition des lésions internes et viscérales n’est que 
la conséquence de la marche générale de la diathèse ; ces lésions se produisent 
naturellement sans qu’on ait rien fait pour hâter ou pour provoquer leur 
manifestation. Mais il d’autres circonstances dans lesquelles l’explosion des 
accidents viscéraux succède si nettement, si immédiatement à la disparition de 
la dermatose, qu’il est impossible de ne pas admettre une relation de cause à 








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1 


TUBERCULOSE MILIAIRE DU PHARYNX 


























3* Malgré l’existence d’un certain nombre de leucocytes mélanifères, 
trouvés à l’examen du sang, le malade avait conservé, trois années après la 
généralisation mélanique, un très bon état général et un certain embonpoint et 
ne présentait aucun signe apparent de lésion viscérale. 

4' Contrairement a ce qui a été signalé, dans la plupart des observations de 
mélanose, le malade n’était porteur à'aucun nævus pigmentaire en rapport ou 
non avec la tumeur primitive. 


5® L’examen histologique de ces tumeurs mélaniques montra qu’il s’agis¬ 
sait bien de sarcomes et de sarcomes typiques, infiltrés de mélanine et formés 
de cellules embryonnaires et de cellules fusiformes, et non d’épithéliomes. Ce 










1 


HISTOLOGIE DU LYMPHANGIOME CIRCONSCRIT ET DE SON CONTENU 






Jrch,. deMâeeiti»£vàmmtaIe^ _ 1‘T^Sàw IXIIH.V 


















En collaboration avec M. Balli. 


{Bulletin de la Société de Benmtoloÿie, imUet iS%.) 

4. — Observation de pellagre sporadique avec autopsie. 

En collaboration avec M. Gali.ois. 

{Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, juillet 1895.) 

5. — Note sur lès lésions histologiques viscérales de la pellagre. 

En collaboration avec M. Sergent. 

{Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, juillet 1895.) 

Avec une planche gravée hors texte, figurant les lésions de la moelle 
de l’intestin et du foie. 

6. — Nouvelle observation de pellagre avec autopsie. 

En collaboration avec MM. Cbespin (d’Alger) et Sergent. 

{Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, février 1899.) 

Dans ces publications se trouvent relatés sLx cas de pellagre sporadique, 
dont trois d’origine alcoolique, observés les uns et les autres dans des loca¬ 
lités où la pellagre n’est pas endémique, cinq à Paris et un à Alger. Or, les 
symptômes présentés par tous ces malades et les lésions trouvées à l’autopsie 
de deux d’entre eux sont identiques aux symptômes et aux lésions anato¬ 
miques et histologiques décrits dans la pellagre endémique. Je crois donc 
qu’il faut faire disparaître la distinction admise par quelques auteurs entre la 












— 70 — 


Les caractères cliniques de ces ulcères sont les suivants : 

1° La persistance très longue de la lésion, surtout quand les malades 
restent dans les pays où ils ont été infectés ; 

2' La ressemblance frappante de ces ulcérations avec des ulcérations 
syphilitiques gommeuses, tellement que le premier diagnostic porté dans ces 
cas, par un observateur inexpérimenté, est celui de gomme syphilitique ulcérée. 
Le traitement syphilitique, qu’on prescrit alors presque toujours, ne donne 
jamais aucun résultat. 

Cette ressemblance avec une lésion syphilitique persiste encore quand les 
ulcères sont cicatrisés. Leurs cicatrices sont lisses, planes, pigmentées, tout 
à fait identiques à des cicatrices d’ulcères spécifiques. 

3° Le troisième caractère clinique de l’ulcère des pays chauds est relatif à 
son traitement. Toutes les pommades, tous les emplâtres, toutes les solutions 
antiseptiques, même les plus faibles, irritent la lésion et la font progresser. 
Le seul traitement qui convienne à l’ulcère des pays chauds est l’application de 
compresses d’eau bouillie, le vulgaire pansement humide chirurgical. C’est 
le moyen le plus simple et le plus rapide pour arriver à la cicatrisation. 


Note sur le pa.rasitlsme de la lèpre. 

En collaboration avec M. Hiu.aibet. 

{Bulletin île la Société de Biologie, décembre 1880.) 

C’est le premier travail paru en France sur le bacillus lepræ, découvert 
par Armauer Hansen, et dont nous avons montré en 1880 des préparations à la 
Société de biologie. 

Travail du Laboratoire de M. le professeur Bouchabd. 

(Bulletin de la Société de Biologie, 

Dès cette époque, nous avons essayé, sans résultat, de cultiver le bacille 
de la lèpre. Nous avions même tenté d’inoculer la lèpre à des porcs, soit en 





— 72 — 


3. — Vltlllgo par compression. 

(Bull, de la Société de Dermatologie, juillet 1895.) 

4. — Vittllgo, pelade et prurigo par auto-lntoxleatlon, au cours 
d’une néphrite chronique de même origine. 

En collaboration avec M. Léon Bebkabd. 

(BuXl. de la Société médicale des hôpitaux, mai 1899.) 

L’auteur classe de la manière suivante, au point de vue étiologique les 
dystrophies pigmentaires de la peau : 

i” Les vitiligos symptomatiques ou trophiques, à étiologie et à palhogénie 
nerveuses ; ce sont les altérations pigmentaires cutanées des maladies ou des 
lésions du système nerveux. 

Dans certaines conditions spéciales, l’altération nerveuse productrice du 
vitiligo est locale; tel est le cas du vitiligo localisé, provoqué par la compres¬ 
sion, notamment par l’application prolongée d’un bandage herniaire. (Obser¬ 
vation 3.) 

2 “ Les dystrophies pigmentaires à étiologie toxique et à pathogénie ner¬ 
veuse, comprenant : 

a. Les hyperchromies d’origine toxique proprement dite, dont le type est 
la mélanodermie arsenicale; 

b. Les achromies et les dyschromies cutanées d’origine toxi-microbienne, 
telles que les leuco-mélanodermies de la syphilis et les taches blanches de la 

c. Le vitiligo vrai, que l’auteur croit être à’origine auto-toxique, en rap¬ 
port avec un trouble préalable de la nutrition. 

Dans huit cas de vitiligo généralisé ou disséminé, très étendu, l’auteur a 
trouvé constamment un rapport azoturique faible, n’atteignant pas 8 o o/o et 
abaissé une fois à 74 0 / 0 , une diminution d’excrétion de l’urée, dont le chiffre 
s’est abaissé une fois è 1 5 grammes par 24 heures ; quatre fois l’analyse a 










.'affections cutanées : dans l’herpès, dans la lèpre, même dans 
philie est moins marquée dans le pemphigus que dans beau 




— 78 — 

•formatidn'cofnée; 'au lien d’évoluer vers la Ibiite graisseuse. C’eèt précisément 
lie produit de»(ce'tte évolution cornée du protoplasma cellulaire qu’on avait 
pris pour des psorospermies. Pour tenir compte à la fois du siège et de la 
nature'de la lésion et de ses complications végétantes et papillomateuses 
Hiltérienres, l’auteur propose, pour cette affection, la dénomination d’acné 

• Adénomes sébacés de la région temporale. 

' ' ' ' En collaboration avec M. Ucapèke. 

’ ! il •. ! {BuU. de la Société de Dermatologie, jmWel 1901.) 


(Bulletin de la Société Française de Dermatologie, 8 janvier 1891.) 

Éruption vaccinale généralisée par infection et non par auto-inoculation, 
chez un enfant d’un mois. L’autopsie montre les lésions viscérales d’une 
maladie infectieuse. 

Éruption vaccinale des mains et des poignets consécutive à une Inoculation 
' directe de cow-pox par le pis de la vache. 

En collaboration avecM. Edmond Foiibnieb. 

(Bull, de la Société de Dermatologie, novembre 1899.) 

Éruption vésiculeuse et bulleuse d’un diagnostic difficile, siégeant sur 
les mains et les poignets, accompagnée d’une réaction inflammatoire intense, 
chez une femme employée à traire les vaches, dans une laiterie. L’enquête 
apprit'que ces vaches étaient atteintes de cow-pox. D’ailleurs, l’éruption 
guérit sous l’influence d’un traitement antiphlogistique banal, en laissant des 
cicatrices vaccinales caractéristiques. 



ic M. Barbe. 


{Bulletin de la Société de Dermatologiet\dXi\\tvi&'^^.). ... .. i 

sentant l’aspeict objectif de la pelade. ^ ^ - 

Observation d’œdème névropathique éléphantiasique 
du membre supérieur droit. 

[Congrès international de Dermatologie de Londres y août 1896.) 

Les troubles de l’innervation vaso-motrice, d’origine hystérique ou névro-l 
pathique, donnent fréquemment lieu à des œdèmes localisés. Il est exception^ 
nelque ces oedèmes aboutissent à. l’éléphantiasis. . . . ; : ,! 























iques, nerveuses ou trophiques; dermatoses de 
tiques, physiques et chimiques; 


; trauma- 












— 87 — 


cas précédent, il renfermait des matières colorantes de la bile, qui ont été 
analysées chimiquement. 

Ces deux observations apportentun nouvel élément séméiologique dans le 
diagnostic de l’ascite et de la cirrhose ; car le liquide ascitique de la cirrhose 
alcoolique ne présente jamais cette coloration spéciale, qui, je le reconnais, 
n’est pas constante dans la cirrhose syphilitique ; mais, quand on trouvera cette 
ascite verdâtre, dans le cas de doute il faudra penser à la syphilis du foie. 


Syphilis bulbo-médullaire précoce. 

{Reviie de Médecine, 1883.) 

II s’agit d’un malade qui, six mois après le chancre, fut pris d’accidents 
nerveux progressifs, ressemblant d’abord à l’ataxie locomotrice, puis à la para¬ 
lysie labio-glosso-laryngée, accidents qui guérirent rapidement par le traite¬ 
ment spécifique. 

Ataxie locomotrice syphilitique guérie par le traitement spécifique. 

{Bulletin de la Société Française de Dermatologie, 10 juillet 1890.) 

Ataxie locomotrice parfaitement caractérisée, avec abolition des réflexes 
patellaires, ayant débuté quatre ans après une syphilis non traitée. Sa nature 
syphilitique est méconnue pendant trois ans, pendant lesquels le malade ne 
suit aucun traitement spécifique. Néanmoins, ce tabès guérit en deux mois par 
la médication mercurielle et iodurée. 

C’est un cas tout à fait exceptionnel àe guérison de tabès, dont le diagnostic 
et la guérison furent contrôlés par le P' Potain. 

Syphilis héréditaire tardive et phtisie pulmonaire syphilitique. 

En collaboration avec le D*' Dubousquet. 

[Remede Médecine,\m.) 

Chez une petite fille de huit ans et demi, soignée depuis longtemps pour 
une tuberculose pulmonaire, avec signes cavitaires, expectoration, etc., et 




tiques tertiaires. 

Cette observation a été reproduite dans Touvrage de M. le P'' Fournier sur 
la syphilis héréditaire tardive. 

L’auteur a eu l’occasion de revoir cette malade dix ans après, en 1894, à 
l’hôpital Saint'Antoine. .La guérison s’était maintenue. 


1 . - Arthropathie tibio-tarsieune tabétique. 

En collaboration avec M. Doflocq. 

{Reme de Médecine, 1884.) 

C’est la première observation publiée d’arthropathie tabétique, siégeant 




Hérédo-syphills; daotylite osseuse syphilitique. 
£n coliaboralion avec M. Basse. 

(BM. de la, Société de Dermatologie, mai 1897.) 


1. — Mémoire sur l’anatomie pathologique, la nature et le traitement 
de la leueoplasle bueoale. 

En collaboration avec M. Sergent. 

Avec une planche en couleur hors texte. 

{Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologique, juillel i900.) 

2. — Discussion sur le traitement de la leueoplasle linguale. 

{Bail, de la Société de Dermatologie, février 1896.) 

3. — Nature et traitement de la leueoplasle linguale. 

(Congrès international de Dermatologie, Paris, 1900.) 

4. — Leueoplasle linguale d’origine parasyphilltique eouceptlonnelle. 
En collaboration avec M. Barbe. 

{Bulletin delà SoeiéU de Dermatologie, mars 1901.) 

— Syphilis cérébrale (Syphilis ignorée) diagnostiquée d’après l’existen 
d’une leueoplasle linguale et guérie par les injections 
de beuzoate de mercure. 

En collaboration avec M. Lacapère. 

{Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, 29 novembre 1901.) 

I. 2. 3. — Ainsi qu’on peut s’en convaincre par la lecture des trava 






transformation cancéreuse, et la possibilité de cette transformation est 
d’autant plus grande, que ce papillome, de par son siège même, est soumis 
à des irritations multiples et incessantes. 


Que si on objecte que d’autres lésions plus ou moins papillomateuses de 
la bouche ne se transforment qu exceptionnellement en cancer, alors que 
cette transformation est comparativement très fréquente dans la leucoplasie, 
nous dirons que cette considération n’est pas suffisante pour permettre de 




















— 95' — 


temps, des mois et même des années, ce mode de traitement peut amener la 
guérison complète. 

Si la leucoplasie ofFre des lésions de dégénérescence épithéliale (fissures, 
ulcérations, saillies papillomateuses), celles-ci seront détruites par des cauté^ 
risations ignées et les badigeonnages au bichromate seront continués sur les 
régions non dégénérées. 

4 . — Uans le mémoire précédent-nous avons admis la possibilitéde l’origine 
syphilitique conceptionnelle de la leucoplasie linguale. Nous possédions, en 
effet, un cas de leucoplasie linguale chez la femme d’un syphilitique, qui nous 
a été communiqué par M. le P' Landouzy. Un nouveau cas s’est présenté à 
notre observation : La femme d’un syphilitique, mère d*un enfant atteint de 
syphilis héréditaire tardive et, par conséquent, infectée conceptionnellement, 
fut affectée de leucoplasie linguale. 

5. — D’autre part, la notion de l’étiologie syphilitique de la leucoplasie buc¬ 
cale nous a permis de guérir une hémiplégie par le traitement spécifique, en 
nous fondant uniquement sur l’existence d’une leucoplasie linguale. Dans ce 
cas, la syphilis était complètement ignorée et, sans la leucoplasie, cette syphilis 
cérébrale n’aurait pas été traitée. 

Nous n’hésitons donc pas à dire que la leucoplasie linguale est toujours 
syphilitique; on trouve des antécédents syphilitiques, avoués et connus,* dans 
85 à 90 0/0 des cas de leucoplasie. Or une affection qui est syphilitique 90 fois 
sur 100 est syphilitique 100 fois sur loo, car il y a plus de 10 0/0 de syphilis 
ignorées, de syphilis conceptionnelles et de syphilis héréditaires. 


L\ NÉYIUTE SYPHILITIQUE DU NEUF CUBIT.^L 

1. — Névrite syphilitique du nerf cubital. 

En collaboration avec M. Barbe. 

{Bull, àe la Société de Dermatologie, .]d.Xiy\^v 1895.) 


































5" Dans un certain nombre de cas, Une insuffisance rénale latente, révélée 
par l’étude des diurèses moléculaires (méthode de Claude et Balthazard). 

En résumé, la toxi-infection syphilitique détermine un ralentissement de 
la nutrition générale, au même titre que toutes les intoxications. 


1. — Syphilis et diabète insipide. 

En collahoration avec M. Ljcipère et avec M. Terrien pour la partie 
ophtalmologique. 

[Bull, de la Société de Dermatologie. Session de Toulouse, avril 1902.) 


2. — Syphilis et diabète. 




A l’âge de 20 ans, sans qu’aucun accident antérieur soit venu rappeler 
l’existence de cette syphilis, ictus apoplectiforme suivi d’hémiplégie droite 
complète avec aphasie, dont la nature ne fut diagnostiquée que par l'existence 
des altérations dentaires. Ces accidents cèdent en quelques semaines aux 
injections mercurielles. 

Quelques mois après, apparition de gommes des jambes, qui viennent 
confirmer d’une façon éclatante le diagnostic de syphilis. 


Hérédo-syphllide luplforme du nez datant de trente et un ans, 
guérie par les Injections mercurielles. 

En collaboration avec M. Lacapèbe. 

{Bulletin de la, Société de Dermatologie. 1901.) 


Cette observation peut se résumer de la façon suivante ; A l’âge de i5 ans, 
apparition d’une lésion ulcéreuse du nez, atteignant à la fois la peau et la 
muqueuse nasales. Après un certain nombre d’alternatives d’aggravation et 





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Gomme rétro-oeulaire dans la période secondaire de la syphilis. 

En collaboration avec M. Lacapèbe. 

[Bulletin de la SocUté de Dermatologie, im\Ul 1901.) 

Il s’agit d’une femme de 49 ans, qui, moins d’un an après le début de sa 
syphilis, se présenta à notre observation avec une cécité presque complète et 
une exorbitis unilatérale gauche. L’examen ophtalmoscopique montra des 
lésions de stase dues à une compression gênant la circulation en retour et pro¬ 
duite par une tumeur rétro-oculaire. 

Le traitement mixte, par les injections de benzoate de mercure et l’iodure 
de potassium, amena la résolution de la gomme et la guérison définitive des 
troubles oculaires en moins d’un mois. 

Poly-arthrite déformante d’origine hérédo-syphilitique. 

En collaboidtion avec M. Edmond Fodrkieb. 

[Bulletin de la Société de Dermatologie, décembre 1901.) 

Nouvelle observation de lésions articulaires ressemblant absolument aux 
arthropathies du rhumatisme chronique déformant, accompagnées des mêmes 
déformations et de la même atrophie musculaire, imputables à la syphilis héré¬ 
ditaire tardive. 


Chancres successifs. 

En collaboration avec M. Lacapèbe. 

[Bulletin de la Société de Dermatologie, février 1902.) 

Observation exceptionnelle de deux chancres syphilitiques, siégeant l’un 
à la verge, le second à la face, ce dernier apparu environ trois semaines après 
le premier. 




syphilitique de la caroncule lacrymale. 
ïi collaboration avec M. Sarazanas. 
î la Société de Dermatologie^ décembre 1901.) 

hcre syphilitique de Tangle interne de l’œil droit, suivi 
lite fille de six ans. Le mode de contamination est resté 
t règle habituelle dans les cas de ce genre. 

In collaboration avec M. Crouzon. 

Avec planches dans le texte. 

. Société médicale des hôpitaux^ 25 octobre 1901.) 












(Babbe, SoeiétÀ de Dermatologie, 1897.) 


Traitement de l’Eczéma par l'acide plcrlque. 
(Thèse deRafhMl Aubert, 1897.) 

Des Gommes syphilitiques précoces. 
(Thèse de Letellier, 1897.) 











XI. — MÉDECINE GÉNÉRALE. — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE 
PATHOLOGIQUES. — PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE. — 
THÉRAPEUTIQUE 


1. — OUVRAGES DIDACTIQUES ET MÉMOIRES ORIGINAUX 

TRAVAUX SUR LES NÉPHRITES : 

Note sur la Pathogénie de TAlbuminurie dans la Diphtérie 
et sur la néphrite infectieuse diphtéritique. 

[Bulletin de la Société de Biologie^ 1881.) 

Constatation des microbes dans le sang, dans les cellules des tubuli et 
dans l’urine. Description des lésions histologiques de la néphrite de la diph¬ 
térie. 


Note sur le parasitisme de la Méningite cérébro-spinale 
et sur la Néphrite infectieuse qui l’accompagne. 

(Bulletin de la Société de Biologie^ 1881.) 


C’est la première description de cett 
d’après la doctrine de M. Bouchard. 








Pathogénie du mal de Bright), toutes les néphrites toxiques sont des néphrites 
épithéliales, qu’il s’agisse d’intoxication parles poisons minéraux, végétaux ou 
animaux, que la néphrite soit aiguë ou chronique. La néphrite toxique aiguë 
mercurielle est épithéliale comme \î^ néphrite toxique chronique saturnine ; 
dans cette dernière, la lésion interstitielle est consécutive à la lésion épithé¬ 
liale : la néphrite interstitielle saturnine est une cirrhose épithéliale (Charcot 
et Gombault). Il en est de même de la néphrite interstitielle goutteuse (levrai 
rein goutteux), qui a son origine dans l’irritation et l’inflammation des épithé¬ 
liums. Dans toutes les néphrites toxiques chroniques, la sclérose est glandu¬ 
laire, si je puis dire, et non vasculaire. Les néphrites toxiques végétales, par 
exemple celles déterminées par la fuchsine (dérivé de la houille, substance 
d’origine végétale), par l’essence de santal, etc., sont, d’après mes expériences 
personnelles, des néphrites épithéliales. Il en est de même des néphrites 
infectieuses, déterminées par les produits solubles d’origine microbienne, 
qu’on peut légitimemeut considérer comme des produits végétaux. Il en est 
de même également, comme le montre ce travail, des néphrites déterminées 
par l’élimination des matières extractives; celles-ci sont de véritables néphrites 
toxiques d’origine animale. Le type clinique de ces néphrites produites par les 
matières extractives est la néphrite de l’Ictère grave. 







secondaires. C’est la néphrite interstitielle chronique primitive. 

B. he» .néphrites dues à l’élimination de substances toxiques; ce sont 
toutes les néphrites épithéliales primitives : 











Anatomù et de la Physiologie^ 
ésion essentielle de la pa 


[•alysie diphtéritique es 








( BulUiin et Mémoires de Ja Société Médicale des Upifaux de Paris, octobre 1888. ) 

Statistique de 8i cas nouveaux, traités par d'autres médecins, d’après la 
léthode du Gaucher. Emploi de ce traitement chez des enfants de tout âge. 
ur ces 81 cas, il n’y a eu que quatre décès par croup. 

3. — Nouvelles observations sur le traitement de la Diphtérie. 


[Bulletin et Mémoires de la Société Médicale des hôpitaux de Paris, 9 août 1889.) 






— 129 — 

t Albuminurie des Saturnins), comprenant les troubles de 


sant sur 24 observations, avec nombreuses analyses complètes 
es de l’urée, des chlorures et des phosphates; recherche de 





{Presse médicale, 22 février 1902.) 


Chez deux malades atteints de coliques de plomb, l’enquête 













accumulation de noyaux embryonnaires ou embryoplastiques (sarcome globo- 
cellulaire). C’est une sorte de néoplasie sarcomateuse diffuse du péritoine, bien 
distincte des sarcomes limités sous iorme de tumeurs. 


De la Pleurésie purulente comme détermination de la grippe. 

{BulUtin et Mimoimck la SocUU médicale des hôpitaux de Paris, 20 juillet 1887.) 

Deux cas de pleurésies purulentes primitives, survenues à la suite de 
congestions pleuro-pulmonaires grippales, dans le cours d’une épidémie de 
grippe. Guérison par l’opération de l’empyème. 


Sur la Grippe (Épidémie de 1889-1890). 

[Bulletin et Mémoires de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 14 mars 1890.) 





— 136 — 


Cancer de l'œsophage à début dyspnéique. 

En collaboration avec M. Potkl. 

[Bulletin et Mémoires delà Société médicale des hôpitaux de Paris, 18 juillet 1890.) 

Longtemps avant de produire la gêne de la déglutition, le cancer de l’œso¬ 
phage peut, par irritation et compression des récurrents, déterminer des phé¬ 
nomènes laryngés, du cornage et des accès de suffocation qui nécessitent 
la trachéotomie. L'operation, dans ce cas, peut permettre une survie assez 

Ce début périphérique du cancer de l’œsophage appartient au cancer en 
nappe, qui prend naissance dans un diverticule glandulaire et n’envahit que 
postérieurement la muqueuse du canal œsophagien, sur laquelle il s’étend en 
surface, avant de déterminer la coarctation du conduit. 

Infection purulente d’origine puerpérale chez l’homme. 

En collaboration avec M. Boubsieb. 

(IRme de Médecine, 1884.) 

Observation d’infection purulente chez un homme, qui avait soigné sa 
femme morte de fièvre puerpérale. 

Épistaxis graves comme première manifestation d'une néphrite interstitielle. 

[Bulletin et Mémoires de la Société médicale des Mpitaux de Paris, 22 juin 1888.) 

Goutte articulaire aiguë chez un enfant de 15 ans. 

(Bulletin et Mémoires de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 22 juin 1888.) 

Snr la contagion et la nécessité de l'isolement de la Coqneluehe. 

[Bulletin et Mémoires de la Société médicale des hépitam de Paris, 1889.) 






















2. — TRAVAUX, THÈSES BT OBSERVATIONS RELA' 
MÉDECINE GÉNÉRALE, PROVENANT DES SERVICES 
DU D' GAUCHER 













(7Afe« * Moitier sur la Brotuhils putride, 189).) 

Deux observations et recherches expérimentales sur la contagion. 
(TUse de Rollin, 1892.) 

Endocardite végétante et ulcéreuse pneumococcique. 















TABLE DES MATIÈRES